Réunion/débat des précaires de l’ESR (Lundi 25 avril, 18h, amphithéâtre du collège doctoral européen)

Depuis un mois et demi maintenant, le mouvement contre la loi de travail n’a cessé de se développer dans toute la France par des actions diversifiées. (Manifestations, journées de grève, Nuit Debout, mobilisations sur les réseaux sociaux, universités alternatives, etc). Rassemblant lycéen.e.s, étudiant.e.s, salarié.e.s et fonctionnaires, ce mouvement met en lumière le ras le bol général contre la précarité et contre le fait que nos conditions de travail et de vie ne cessent de se dégrader.

Nous, enseignant.e.s-chercheur.e.s et/ou chercheur.e.s non-titulaires de l’ESR, (docteur.e.s sans postes, doctorant.e.s sans financement, vacataires, contractuel.le.s, ATER…), comme d’autres, connaissons bien cette précarité : Caractère dérogatoire des vacations qui privent d’un certain nombre de droits sociaux, vacations payées des mois plus tard, aberration de devoir payer notre propre employeur pour pouvoir travailler à travers les frais d’inscription, délais d’attente ubuesques des allocations chômage, décalage de l’entrée en vigueur des contrats doctoraux et d’ATER par rapport au début des enseignements entraînant un décalage d’un à plusieurs mois du versement du premier salaire, conditions matérielles et psychologiques de travail dégradées, contrats antidatés, situations de travail gratuit, annulation à la dernière minute de vacations attribuées à des doctorant.e.s qui n’ont pas d’autres moyens de financement, dépassement des heures de service sans rémunération complémentaire, pressions et pratiques de censure, etc. Bref, autant de situations qui feraient l’objet de condamnations pénales et/ou prud’homales en-dehors du secteur public.

À partir d’un « appel des précaires » (http://precairesesr.fr/) pour une journée de mobilisation nationale le 13 avril dernier, un collectif national des enseignant.e.s chercheur.e.s et chercheur.e.s de l’université s’est constitué et appelle aux mobilisations locales avec pour revendications principales, la création de postes, l’exonération des frais d’inscription, la mensualisation des vacations et l’arrêt des vacations abusives.C’est avec la volonté de s’inscrire dans cette dynamique nationale et afin de réfléchir aux actions à construire et développer sur le plan local (pétition en faveur de l’exonération des frais d’inscription, actions de boycott, revendications à relayer dans les instances élues, …) que DICENSUS propose une réunion/débat pour l’ensemble des précaires de l’ESR. Ce moment permettra également de discuter de notre place, en tant que précaires de l’ESR, dans la mobilisation strasbourgeoise contre la loi travail qui a cherché sans cesse depuis son lancement à faire vivre un mouvement interprofessionnel et à viser une convergence des luttes.

Lundi 25 avril, 18H, collège doctoral européen, Amphithéâtre.

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